PRÉVENIR ET STABILISER LE DIABÈTE
Les chiffres du diabète explosent. Avec plus de 250 millions de victimes dans le monde dont quelques 3 millions en France, la maladie frappe aujourd'hui les adolescents et les enfants encore préservés il y a dix ans . Le point sur ce mal incurable et les moyens de le prévenir.
Faut-il encore rappeler que le diabète se traduit par un excès de sucre dans le sang et qu'il en existe plusieurs formes ?
- Le diabète 1 est provoqué par une maladie auto-immune qui inhibe la sécrétion d'insuline par le pancréas. Il apparaît généralement dès l'enfance, nécessite des injections régulières d'insuline et ne représente que 8 à 10% des cas recensés dans le monde
- La très grande majorité des patients ( + de 90%) souffrent de diabète 2, autrefois appelé diabète gras. Tout simplement parce que la malbouffe, la sédentarité et l'obésité qu'elles provoquent apparaissent comme le premier facteur de risque de cette pathologie aux conséquences dramatiques, lorsqu'elle n'est pas décelée à temps. Un mal sournois et redoutable.
Le diabète est une maladie insidieuse qui attaque précocement les vaisseaux sanguins. Dès que le taux de glucose sanguin atteint 1,20g/l, l'extrémité des petites artérioles se caramélisent mais le patient ne s'aperçoit de rien. La plupart des diabétiques ont l'impression d'être en bonne santé. Malheureusement, les lésions sont tardives mais irréversibles. Au fil des ans, elles vont affecter les yeux, les membres inférieurs, les reins, le cœur et les artères du cou. Rappelons que le diabète est la première cause de cécité avant 50 ans, qu'on lui doit la quasi totalité des amputations des membres inférieurs non liées à un accident, la plupart des insuffisances rénales et autres dialyses terminales ainsi que de nombreux décès par maladies cardio-vasculaires lorsqu'il est associé à l'hypertension et/ou l'hypercholestérolémie.
Une prévention facile à mettre en œuvre
Une fois le diabète déclaré, on peut le stabiliser, retarder son évolution, mais pas le guérir. En revanche, la prévention est relativement facile à mettre en œuvre. Si vous êtes en surpoids, avec une obésité abdominale importante (tour de taille supérieur à 1 m chez la femme, 1,10m chez l'homme), qu'il existe des antécédents de diabète dans votre famille et que vous souffrez d'hypertension, faites régulièrement doser votre glycémie mais aussi votre hémoglobine glycée. Si la glycémie a tendance à flirter avec les 1,10 g/l fatidiques ? Mangez moins, moins gras et bougez davantage. Mais attention, parfois elle est basse quand vous êtes à jeun, mais connaît des pics importants et néfastes au cours de la journée. D'où l'importance de vérifier ses variations sur 3 mois à partir de l'hémoglobine. Contrairement aux idées reçues, ce n'est pas le sucre l'ennemi n°1 du diabétique, mais tous les aliments trop riches générateurs de surpoids. Ce dernier augmente la résistance à l'insuline qui devient de moins en moins efficace tandis que le pancréas s'essouffle à en sécréter toujours davantage. En phase de pré-diabète, il suffit de perdre 7% de son poids pour éviter la maladie. Une fois installée, elle continue d'évoluer et seul un traitement à vie, qu'il faut réajuster en permanence permet de prévenir les complications les plus graves. La prise en charge du diabète aux Thermes Marins de St Jean de MontsFace à un diabète déclaré, le médecin préconise d'abord de changer ses habitudes alimentaires et de bouger 20 minutes tous les deux jours de façon à perdre du poids. Pour aider les patients atteints de ce mal, les Thermes Marins proposent une cure diabète destinée à mieux connaître la maladie, apprendre à s'alimenter pendant 6 heures passées avec la diététicienne du centre et deux excursions en supermarché pour savoir décrypter les étiquettes et connaître les bons aliments, apprendre également à renouer avec l'activité physique, mais aussi prendre soin de ses pieds.
Les traitements de la maladie
Dès que la glycémie augmente, il faut prendre par voie orale des alpha glucosidases qui réduisent l'absorption du glucose dans le sang. Quand le traitement ne suffit plus, on passe à la bithérapie en associant ces médicaments à des substances qui améliorent la résistance à l'insuline ou retardent la production de glucose. En dernière intention, les injections d'insuline restent incontournables. L'arrivée des incrétines va améliorer la prise en charge des diabétiques. Prescrits dès le passage à la bithérapie, ces molécules permettent de leurrer les enzymes qui détruisent l'insuline, optimisant ainsi son efficacité.
Dr de Goursac
PRÉVENIR ET STABILISER LE DIABÈTE
Les chiffres du diabète explosent. Avec plus de 250 millions de victimes dans le monde dont quelques 3 millions en France, la maladie frappe aujourd'hui les adolescents et les enfants encore préservés il y a dix ans . Le point sur ce mal incurable et les moyens de le prévenir.
Faut-il encore rappeler que le diabète se traduit par un excès de sucre dans le sang et qu'il en existe plusieurs formes ?
- Le diabète 1 est provoqué par une maladie auto-immune qui inhibe la sécrétion d'insuline par le pancréas. Il apparaît généralement dès l'enfance, nécessite des injections régulières d'insuline et ne représente que 8 à 10% des cas recensés dans le monde
- La très grande majorité des patients ( + de 90%) souffrent de diabète 2, autrefois appelé diabète gras. Tout simplement parce que la malbouffe, la sédentarité et l'obésité qu'elles provoquent apparaissent comme le premier facteur de risque de cette pathologie aux conséquences dramatiques, lorsqu'elle n'est pas décelée à temps. Un mal sournois et redoutable.
Le diabète est une maladie insidieuse qui attaque précocement les vaisseaux sanguins. Dès que le taux de glucose sanguin atteint 1,20g/l, l'extrémité des petites artérioles se caramélisent mais le patient ne s'aperçoit de rien. La plupart des diabétiques ont l'impression d'être en bonne santé. Malheureusement, les lésions sont tardives mais irréversibles. Au fil des ans, elles vont affecter les yeux, les membres inférieurs, les reins, le cœur et les artères du cou. Rappelons que le diabète est la première cause de cécité avant 50 ans, qu'on lui doit la quasi totalité des amputations des membres inférieurs non liées à un accident, la plupart des insuffisances rénales et autres dialyses terminales ainsi que de nombreux décès par maladies cardio-vasculaires lorsqu'il est associé à l'hypertension et/ou l'hypercholestérolémie.
Une prévention facile à mettre en œuvre
Une fois le diabète déclaré, on peut le stabiliser, retarder son évolution, mais pas le guérir. En revanche, la prévention est relativement facile à mettre en œuvre. Si vous êtes en surpoids, avec une obésité abdominale importante (tour de taille supérieur à 1 m chez la femme, 1,10m chez l'homme), qu'il existe des antécédents de diabète dans votre famille et que vous souffrez d'hypertension, faites régulièrement doser votre glycémie mais aussi votre hémoglobine glycée. Si la glycémie a tendance à flirter avec les 1,10 g/l fatidiques ? Mangez moins, moins gras et bougez davantage. Mais attention, parfois elle est basse quand vous êtes à jeun, mais connaît des pics importants et néfastes au cours de la journée. D'où l'importance de vérifier ses variations sur 3 mois à partir de l'hémoglobine. Contrairement aux idées reçues, ce n'est pas le sucre l'ennemi n°1 du diabétique, mais tous les aliments trop riches générateurs de surpoids. Ce dernier augmente la résistance à l'insuline qui devient de moins en moins efficace tandis que le pancréas s'essouffle à en sécréter toujours davantage. En phase de pré-diabète, il suffit de perdre 7% de son poids pour éviter la maladie. Une fois installée, elle continue d'évoluer et seul un traitement à vie, qu'il faut réajuster en permanence permet de prévenir les complications les plus graves. La prise en charge du diabète aux Thermes Marins de St Jean de MontsFace à un diabète déclaré, le médecin préconise d'abord de changer ses habitudes alimentaires et de bouger 20 minutes tous les deux jours de façon à perdre du poids. Pour aider les patients atteints de ce mal, les Thermes Marins proposent une cure diabète destinée à mieux connaître la maladie, apprendre à s'alimenter pendant 6 heures passées avec la diététicienne du centre et deux excursions en supermarché pour savoir décrypter les étiquettes et connaître les bons aliments, apprendre également à renouer avec l'activité physique, mais aussi prendre soin de ses pieds.
Les traitements de la maladie
Dès que la glycémie augmente, il faut prendre par voie orale des alpha glucosidases qui réduisent l'absorption du glucose dans le sang. Quand le traitement ne suffit plus, on passe à la bithérapie en associant ces médicaments à des substances qui améliorent la résistance à l'insuline ou retardent la production de glucose. En dernière intention, les injections d'insuline restent incontournables. L'arrivée des incrétines va améliorer la prise en charge des diabétiques. Prescrits dès le passage à la bithérapie, ces molécules permettent de leurrer les enzymes qui détruisent l'insuline, optimisant ainsi son efficacité.
Dr de Goursac
LA SECHERESSE VAGINALE
Rapports douloureux, manque de désir, irritations vulvaires ? Et si c'était une sécheresse vaginale ? Contrairement aux idées reçues les femmes ménopausées ne sont pas les seules victimes.
Depuis quelque temps, votre sexualité est en berne. La pénétration vous fait mal et vous n'êtes pas franchement demandeuse. Parfois, comme si la douleur au moment des rapports ne suffisait pas, vous souffrez d'un inconfort constant au niveau vulvaire qui se transforme parfois en irritations violentes. Si vous êtes ménopausée, vous avez parfois l'impression de souffrir d'infection urinaire tant votre zone intime vous brûle à la miction. En fait, vous souffrez peut-être d'une sécheresse vaginale.
La sécheresse vaginale c'est quoi ?
Chez la femme jeune et en bonne santé, le vagin sécrète en permanence, sous l'influence des ovaires, un liquide blanchâtre plus ou moins abondant qui assure son élasticité et celle de la vulve.Lorsque la femme est excitée, les sécrétions augmentent de façon importante. C'est un phénomène naturel qui correspond à l'érection chez l'homme et les sécrétions ne sont pas exactement les mêmes. Le désir entraîne un afflux sanguin au niveau des parties génitales. Sous sa pression, un liquide aqueux s'écoule des pores de la paroi vaginale. Mais parfois, la femme a des pannes et le vagin reste sec. Dans ces conditions, la pénétration fait mal et peut provoquer des micro-égratignures internes. Si cela vous arrive, c'est peut-être tout simplement parce que les préliminaires ont été trop courts. Chez l'homme, le pénis se gonfle à la moindre sollicitation. Chez la femme, ce sont les corps érectiles dissimulés à l'intérieur du vagin qui permettent la lubrification. Leur volume étant nettement plus important que celui de leurs homologues masculins, il leur faut davantage de temps pour réagir. Si monsieur zappe le temps des caresses, madame n'est pas en phase et la pénétration risque d'être douloureuse.
Dans ces conditions, il suffit peut-être de vous expliquer avec votre partenaire et/ou de faciliter les rapports avec un gel lubrifiant. Mais parfois, le problème n'est pas aussi simple. C'est tout le mécanisme de sécrétions naturelles du vagin qui dysfonctionne. Mal irriguée, la vulve s'assèche, se fragilise et s'irrite facilement à tous les instants de la vie.
La sécheresse vaginale et ses causes
Lorsqu'on parle de sécheresse vaginale, on pense souvent à tort aux femmes ménopausées ou en pré-ménopause. C'est normal puisque ce sont les plus touchées. En effet, à cette période de la vie, les ovaires ne fonctionnent plus et les sécrétions vaginales diminuent, la lubrification des muqueuses également tandis que la flore vaginale s'appauvrit notamment en lacto bacilles et en acide lactique. Cela dit, toutes les femmes ne sont pas affectées de la même manière. Pour certaines, le problème se manifeste essentiellement à l'occasion des rapports. D'autres en souffrent en permanence. Mais la sécheresse vaginale a aussi d'autres causes. Lorsqu'elle se déclare au moment du rapport, c'est peut-être tout simplement parce qu'on manque de désir, qu'on est fatiguée, qu'on a mal à la tête ou qu'on en veut à son partenaire. D'une façon générale, elle se produit de façon passagère presque systématiquement en cas de bouleversement hormonal important, donc après un accouchement, une fausse couche et/ou une épisiotomie comme pendant l'allaitement. Elle survient aussi avec le tabac, la prise de médicaments type anti-dépresseur, anti-hypertenseur ou anti-acné comme le Roaccutane ainsi qu'avec la pilule. Le premier en raison de l'effet vaso-constricteur de la nicotine sur les muqueuses, les seconds parce qu'ils diminuent toutes les sécrétions corporelles, la troisième parce qu'elle met les ovaires au repos. Du coup, la libido est plus ou moins en berne et les sécrétions vaginales diminuent. Dans ces cas de figure, on entre dans un véritable cercle vicieux, explique notre spécialiste. On a moins de désir, moins de lubrification, on fait moins l'amour et du coup, on a moins envie, etc.. A côté de ces causes internes, sachez qu'il existe aussi des facteurs déclenchants externes. Ce sont par exemple les infections vaginales à répétition, surtout lorsqu'elles sont prises en charge avec des traitements inadaptés ou trop décapants qui détruisent la flore protectrice. Ce sont aussi les lavages trop fréquents de la zone intime, surtout lorsqu'on utilise des nettoyants trop agressifs ou dont le pH ne correspond pas à celui de la vulve. L'épilation intégrale à la cire est également un facteur de risque car elle altère le film hydrolipidique protecteur. En détruisant le bulbe pileux, elle détruit la glande sébacée qui régule l'hydratation locale. Le port fréquent de protège-slips qui absorbent la flore, de jean serré ou de sous-vêtements synthétiques qui favorisent la transpiration et avec elle les risques d'infection et de traitements irritants, sont également à incriminer.
Les solutions anti-sécheresse vaginaleVous souffrez de sécheresse vaginale ? Sachez qu'il existe plusieurs types de traitements adaptés à tous les cas de figure. Si la gêne se manifeste uniquement au moment des rapports, un lubrifiant intime suffira à vous soulager. La vaseline, et toutes les crèmes grasses et huileuses sont parfaites lorsqu'on est sûre de son partenaire et qu'on n'a pas de rapport protégé. Elles apportent un meilleur confort et un effet longue durée. Mais elles rendent le préservatif poreux. Si votre partenaire en utilise, optez pour des lubrifiants à l'eau, très proches de la lubrification naturelle. Ils apportent une sensation de fraîcheur extrêmement agréable. En revanche, ils s'évaporent assez vite. Veillez à l'appliquer au moment du rapport et même à renouveler l'application s'il se prolonge longtemps. N'hésitez pas à appliquer une crème zone intime avant et après les rapports.
Votre zone intime est trop sèche parce que vous prenez la pilule ?
Utilisez un lubrifiant intime pour faciliter les rapports et si vous le pouvez, changez votre mode de contraception. Pensez au stérilet ou à l'anneau vaginal qui augmentent les sécrétions.
L'inconfort se prolonge au cours de la journée ?
Un simple lubrifiant ne suffira pas. Le mieux serait sans doute de prendre rendez-vous avec votre gynécologue qui vous prescrira le traitement adapté. En attentant, ou si la gêne est supportable, appliquez régulièrement une crème adoucissante et hydratante pour zone intime. Elles sont souvent enrichies en plantes apaisantes. Vous pouvez renforcer leur effet en vous procurant en pharmacie des ovules lubrifiants, souvent à base de plantes. Pensez également aux probiotiques spécifiques pour zone intime, à avaler ou à appliquer localement. Un laboratoire de phytothérapie, spécialiste de la prise en charge des femmes à la ménopause, vous propose en pharmacie un duo crème (aux extraits de grenade et guimauve) et complément alimentaire efficace.
La sécheresse vaginale vire pour vous au calvaire ?
Consultez impérativement votre gynécologue. Si vous ne souffrez d'aucune contre-indication (cancer féminin ou antécédent de cancer) et que vous êtes en période de ménopause, il vous prescrira un traitement hormonal et/ou des crèmes d'application locale et intra-vaginale qui apportent à votre vulve desséchée les hormones dont elle a besoin pour retrouver davantage de confort.
Dr de Goursac
Isoflavones et bouffées de chaleur
Le point sur l'intérêt des œstrogènes naturels dans la prise en charge des troubles climatiques de la ménopause.
L'OMS définit la ménopause comme un arrêt permanent des menstruations du fait d'une perte de l'activité folliculaire ovarienne (définition OMS 1996). En fait, on parle de ménopause quand l'arrêt des règles se prolonge au moins 12 mois consécutifs, sans cause physiologique ou pathologique. Elle survient entre 46 et 54 ans. En France, 10 millions de femmes1 sont ménopausées, et chaque année, elles sont 400 000 de plus. Or, la majorité d'entre elles subissent des perturbations provoquées par les changements endocriniens, physiques et psychologiques de la ménopause. Les signes les plus fréquemment ressentis sont les bouffées de chaleur, la fatigue liée aux troubles du sommeil, la nervosité, les sueurs nocturnes, etc. Leur durée peut varier de quelques mois à plusieurs années.
Des femmes plus actives et épanouies
Depuis quelques décennies, la place des femmes dans notre société ne cesse d'évoluer. Selon un sondage, 57 % des femmes estiment que leur vie est plus facile que celle de leur mère ou de leur grand-mère. Et pour cause. Leur espérance de vie est plus longue, l'âge moyen du premier enfant se situe autour de 28 ans voir plus et elles n'en ont en moyenne que deux. Elles sont en outre de plus en plus actives professionnellement : au début des années 1970, la moitié des femmes âgées de 25 à 59 ans étaient actives. Aujourd'hui, les trois quarts d'entre elles le sont. L'importance qu'elles donnent à leur image a également évolué : de nos jours, 41 % des Françaises estiment qu'il vaut mieux assumer son corps et son âge. Pourtant, elles sont tout de même 33 % à être angoissées à l'idée de vieillir, ce qui ne les empêche pas de revendiquer une sexualité libérée de contraintes et de plus en plus assumée.
Toujours plus libérées et informées
Détachée de la reproduction et des soucis de contraception, la sexualité à la ménopause peut même se voir investie d'un plaisir encore plus intense et ce car les femmes sont de mieux en mieux informées sur les différents traitements leur permettant de lutter contre tous les symptômes déplaisants, des bouffées de chaleur à la sécheresse vaginale.Pour celles qui ne veulent pas de traitement chimique, l'alternative la plus utilisée contre les bouffées de chaleur consiste à prendre des isoflavones qui ont la preuve de leur activité oestrogène like lorsqu'ils sont correctement dosés et prescrits. Cela vient de leur aptitude à franchir la barrière intestinale et passer dans le sang.
Les bouffées de chaleur, pourquoi et comment
Il semble que les bouffées de chaleur se manifestent à l'occasion de fluctuations importantes des concentrations d'œstradiol dans le sang et le cerveau. Après une production importante d'estradiol puis une chute brutale de cette hormone dans le sang et le cerveau, le centre cérébral qui contrôle la température corporelle déclenche une dilatation des vaisseaux sanguins accompagnée de sueur. Un traitement avec de l'estradiol limite l'amplitude des variations de cette hormone, permettant ainsi un meilleur contrôle de la température corporelle. L'œstradiol agit sur le cerveau par l'intermédiaire des récepteurs qui le reconnaissent. C'est également le cas des isoflavones ou phyto-oestrogènes, à condition d'en absorber la quantité adéquate. Toute la difficulté est là. Car chaque femme est différente et métabolise à sa façon ces hormones végétales. Idéalement, chaque femme devrait recevoir la dose adéquate. L'idéal pour y parvenir est de prendre un produit contenant deux isoflavones différents à prendre un le matin et un le soir pour contrer bouffées de chaleur et sueur nocturnes et d'associer ces hormones végétales à un prébiotique qui favorise leur assimilation par l'intestin.
Naturel ne veut pas dire inoffensif
Mais attention, les isoflavones ne sont pas sans danger. Contrairement aux idées reçues, ils ne protègent pas du cancer, sont contre-indiqués en cas de cancer ou d'antécédent de cancer féminin et une consommation excessive fut-elle alimentaire n'est pas toujours dénuée de risque. Des femmes abusant du lait de soja (+ d'1 litre/jour pdt plusieurs années) peuvent se retrouver avec un fibrome et des troubles gynécologiques importants qui cèdent progressivement à l'arrêt de cette consommation excessive. Il est donc recommandé de prendre l'avis de son gynécologue avant toute prise de complément alimentaire à base d'isoflavones, de ne pas les accompagner d'une forte consommation de soja sous quelque forme que ce soit et de ne pas les associer à un traitement hormonal classique, à base d'hormones synthétiques
Dr de Goursac
Source : Information des Laboratoires Phytea pour la gamme Menophytea
La repousse paradoxale ou stimulation après laser
Comment la définir ?
Elle se définit par l'apparition de poils fins et longs sur une zone non traitée mais proche d'une zone épilée dans les semaines ou les mois qui suivent. Généralement il s'agit de la transformation d'un duvet parfois invisible cliniquement en poil intermédiaire. En quelque sorte le laser en passant sur une zone isolée (par exemple le menton) va entraîner la stimulation de poussée de poils sur une zone à distance (dans cet exemple le cou). Elle est à distinguer de mauvaises prises en charges qui entraînent des repousses de poils très fins sans amélioration de la densité:
- d'un traitement mal conduit dû aux choix des fluences trop faibles et ou d'intervalles entre les séances trop longs.
- D'une absence de diagnostique de dérèglement hormonal (ovaires polykystiques, Cushing ...), d'où l'importance de la consultation médicale préalable et de la prescription d'une exploration hormonale systématique avant l'épilation de zones à risque (maxillaires inférieurs et cou)
Quelles sont les zones les plus touchées ?
Chez la femme la repousse paradoxale touche essentiellement le visage dont le maxillaire inférieur voire les pommettes, le cou et la face haute et latérale externe des cuisses. Chez l'homme il s'agira plutôt des épaules (zone des deltoïdes) et sur le haut du dos.
Quels sont les facteurs favorisants ?
- peau mate,
- des poils génétiquement fins ou des poils intermédiaires
- l'usage d'une lampe flash ou une énergie de laser basse,
- un mauvais système de refroidissement.
- déséquilibre ou instabilité hormonal
- poils sentinelles*
*Le poil sentinelle est isolé dans une zone sans poil mais porteuse d'un très fin duvet. C'est souvent le cas dans le cou ou sur la branche horizontale de la mâchoire. Les patientes sont facilement demandeuses d'un impact laser sur ces poils isolés car il y a un fort risque d'efficacité sur le poil noir. Mais il faut y réfléchir car il y a également un gros risque de stimulation de tout le duvet de la zone. Il sera donc préférable de proposer l'épilation électrique sur ce poil isolé.
Comment prévenir cette stimulation ?
Pour lutter contre ce phénomène, il faut éviter d'épiler le duvet sur le visage des peaux mates, ou sur les épaules. Il faut éviter d'épiler les patients très jeunes, dans un climat d'instabilité hormonale. Si l'on doit épiler ces zones, il conviendra d'utiliser des énergies élevées, et des systèmes de refroidissement puissants. Ne pas hésiter à passer des glaçons en périphérie et autour de la zone traitée. On pense actuellement que la chaleur délivrée sur une zone peut se disperser sur une zone contigüe et y stimuler le duvet présent.
Comment traiter la repousse paradoxale ?
Nous proposons aux patientes de refroidir pendant 5 minutes la zone traitée et les zones axillaires avant l'épilation afin de diminuer le risque de stimulation par chaleur contigüe. Puis nous épilons la zone avec plusieurs paramètres précis :
-Diamètre de la pièce à main adaptée à la taille du poil (donc pour les poils intermédiaires, une pièce à main de 5 à 10 mm est le maximum).
-Temps de pulse le plus faible possible par rapport au phototype afin de délivrer l'énergie dans le minimum de temps
-Fluences très élevées couplées à un système de refroidissement intense (air froid)
Enfin nous refroidissons de nouveau, à la fin de la séance avec des glaçons 5 minutes. Ceci afin de diminuer la dispersion de la chaleur aux zones contigües.
Le protocole :
Ce traitement est à renouveler au moins 4 fois toutes les deux à trois semaines pour enrayer la stimulation. Ce raccourcissement d'intervalle entre les séances va nous obliger de traiter à l'aveugle car le poil n'aura pas encore surgi de l'épiderme. Par conséquent il faut bien définir la zone à épiler dès les premières séances. Ainsi le laser traitera l'embryon de poil (anagène) qui sera encore fragile et donc plus réceptif au traitement. Après quatre séances ainsi faites, on arrête tout pendant six semaines et on voit alors la pousse définitive qui est alors considérablement diminuée. Ces résultats sont très satisfaisants. Si toutefois la stimulation persiste, beaucoup de publications tendent à dire qu'il est préférable de changer de laser (prendre le yag au lieu de l'alexandrite) mais nous n'avons pas eu à recourir à cette étape.
Dr Catherine de Goursac ; Centre Médical Niel
Votre texte ici
ZOOM SUR LA PRISE EN CHARGE DU PSORIASIS
N'OUBLIONS PAS QU'IL S'AGIT UNE MALADIE QUI NE SE GUERIT PAS MAIS QUI SE SOIGNE
On estime aujourd'hui que 2 millions de Français sont atteints de psoriasis.30 % des patients déclarent leur maladie avant 20 ans : ce sont souvent les formes les plus graves.Enfin, 20 % des patients ont une atteinte articulaire, parfois très grave, destructrice et invalidante.Le psoriasis est une maladie qui se développe sur un terrain génétiquement prédisposé, mais différents facteurs environnementaux peuvent également la révéler (agents infectieux, stress, prisede médicaments...).
Une maladie chronique
Le psoriasis n'est pas une simple maladie de peau. Il s'agit d'une maladie auto-immune multifactorielle, une pathologie inflammatoire chronique qui évolue par poussées. Celles-ci sont responsables d'une prolifération accélérée des kératinocytes, des cellules constituant 90 % de lacouche superficielle de la peau.
Les signes cliniques et les différents types de psoriasis. Le psoriasis est une pathologie complexe qui peut prendre plusieurs formes d'un patient à l'autre, voire évoluer chez un même patient tout au long de sa vie.Dans 80%3 des cas, le psoriasis prend la forme de plaques rouges, bien limitées, épaisses, recouvertes de squames blanchâtres, qui se situent préférentiellement sur le cuir chevelu, les coudes, les genoux et la région lombaire mais les plaques peuvent aussi se localiser surd'autres parties du corps.
D'autres formes existent :
- Le psoriasis en goutte représente moins de 10% des cas et apparaît souvent chez les enfants et les adolescents, à la suite d'une angine. Il survient soudainement, sous la forme d'une multitude de petites plaques de quelques millimètres de diamètre, principalement sur le buste. Ce type de psoriasis peut parfois évoluer vers un psoriasis en plaques.
-Le psoriasis pustuleux se caractérise par l'apparition de minuscules pustules sur des plaques rouges. Ces pustules sont liées à l'intensité de l'inflammation.
- Le psoriasis Erythrodermique peut toucher l'intégralité de la surface de la peau sous formede pustules disséminées sur des zones rouges et irritées (psoriasis pustuleux de vonZumbusch). Il s'accompagne toujours de fièvre et de frissons. Cette forme généralisée depsoriasis doit être traitée rapidement. Mais heureusement, elle est très rare.
Les maladies associées
Il arrive chez certains patients que le psoriasis soit associé à d'autres maladies qui partageraient le même terrain inflammatoire et peut-être une partie du terrain génétique. Ainsi aujourd'hui,certaines affections sont plus fréquemment observées chez les patients atteints de psoriasis qu'au sein de la population générale. C'est le cas des rhumatismes inflammatoires, mais aussi de certaines maladies du tube digestif comme la maladie de Crohn4. Le psoriasis est par ailleurs lié à un certain nombre de maladies qui peuvent entraîner un risque accru de mortalité par comparaison à la population générale. Ainsi, les patients psoriasiques ont un risque cardio-vasculaire plus élevé car ils présentent souventun syndrome métabolique associé (ou l'une ou plusieurs de ses composantes parmi lesquelles lediabète, l'hypertension artérielle, l'obésité abdominale et l'hyperlipidémie).Outre ce risque cardio-vasculaire accru, le psoriasis a également un retentissement sur le quotidiendes patients, tant au niveau psychologique que sur le plan social. On trouve en effet 10,3 % de dépressifs chez les patients atteints de psoriasis contre 2,6 % dans une population générale témoin.
Le psoriasis, un impact lourd au quotidien
Le psoriasis passe parfois pour une maladie qui ne se soigne pas, ou encore un mal incurable quand elle n'est pas dans l'esprit de l'entourage liée à un manque d'hygiène. C'est pour le patient un véritable handicap social et personnel. En fait, d'après une enquête internationale à laquelle ont participé 1665 patients français, 43% des patients avouent que le psoriasis impacte leur activité sociale. Il rend également plus complexe la vie de couple : 28% des patients interrogés avouent avoir refusé de sortir ou de poursuivre une relation avec quelqu'un ˆ cause de leur maladie et 25% confient que la maladie rend difficile leur vie sexuelle... La vie professionnelle n'est pas épargnée. L'enquête montre que la maladie influe sur le comportement au travail de 37% des patients interrogés, et 23% d'entre eux se montrent plus discrets. 19% des patients estiment que le psoriasis les a empêchés de réaliser la carrière professionnelle qu'ils souhaitaient et 14% disent avoir été victimes de discrimination sur leur lieu de travail.De nombreux patients ont le sentiment d'avoir tout essayé, en vain, ils sont alors progressivementsortis du parcours de soins : ils n'en parlent plus à leur médecin traitant et ne consultent plus dedermatologue. Ils sont résignés et se retrouvent isolés, persuadés qu'il n'existe aucun traitementefficace ou solutions.
Le psoriasis ne se guérit pas mais se soigneAujourd'hui, il existe des traitements efficaces avec des médicaments appropriés aux différentes formes de la maladie. Ils vont des crèmes et autres lotions, aux traitements oraux en passant par la photothérapie et les biothérapies sous forme injectable. Cependant, le patient doit être motivé et impliqué dans sa prise en charge. Celle-ci passe d'abord par l'acceptation de sa maladie, sa compréhension, et l'information sur les solutions qui sont aujourd'hui proposées pour mieux le vivre au quotidien. Ceci suppose donc de réintégrer un parcours de soins qui passe par le médecin traitant, le dermatologue, mais aussi le pharmacien, qui tient un rôle important pour conseiller les patients et les orienter vers le médecin compétent.
Point Conseil Psoriasis en pharmacie : UNE MOBILISATION NATIONALE POUR REDONNER ESPOIR AUX MALADES
Le rôle du pharmacien :
Ecouter, informer, conseiller et orienter les patients. La mise en place de la campagne Point Conseil Psoriasis en pharmacie intervient alors même que le rôle du pharmacien d'officine est renforcé et valorisé par la loi Hôpital Patient Santé Territoire (HPST). En effet, sa mission de conseil, de coordinateur entre les professionnels de santé, et son rôlle capital dans l'éducation thérapeutique du patient le mettent désormais au coeur du dispositif de santé. Les pharmaciens sont par ailleurs en contact direct avec le public, puisque ce sont plus de 4 millions de personnes qui entrent chaque jour dans les officines françaises. Reconnus pour leur disponibilité et leur accessibilité, ces experts de la santé, qui ont suivi une formation spécifique sur le psoriasis pour cette nouvelle campagne, sont encore plus à même d'écouter, de comprendre, de conseiller et d'orienter les patients atteints de psoriasis et sortis du parcours de soins, souvent résignés face à la maladie .Le pharmacien, en dialoguant avec le patient, va pouvoir l'orienter vers les structures pouvant l'aider, telle que l'APLCP (Association pour la lutte contre le psoriasis). Il va ouvrir le dialogue grâce à un questionnaire qu'il remplira avec la personne concernée et qui lui permettra d'évaluer le degré d'intensité de la maladie pour mieux adapter ses conseils.












